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Archive for the ‘Partitions’ Category

Nostalgia in Funky Time (J De Lignières)

In Nostalgia in Funky Time on December 15, 2010 at 9:50 am

The partition is in the Box.

Following the veine of Charlie mingus, a funky standard from Jacques de Lignières

Backgrounds in the box here-after, BIAB with melody, or listen to the MP3 background

Mr. Scruff – Get a Move on (vj mix) revisits Bird’s Lament (Moondog)

In Bird's Lament on November 11, 2010 at 6:05 pm

Mr. Scruff (de son vrai nom Andy Carthy) est un DJ anglais.

Il commence sa carrière de DJ dès 1994. Il est vite remarqué pour ses longs sets ainsi que pour ses dessins animés qu’il réalise lui-même et qu’il projette durant ses prestations. Il signe un premier album sur un petit label puis signe sur le label Ninja Tune les albums Keep it unreal et Trouser Jazz. En 1999 son morceau Get a move on (paru sur l’album Keep it unreal), reprise d’un morceau de Moondog intitulé Bird’s Lament, rencontre un succès impressionnant et lui permet d’acquérir une notoriété au-delà des frontières britanniques (ce morceau fut abondamment exploité dans plusieurs publicités).

Horace Silver playing Senõr Blues

In Senõr Blues on November 6, 2010 at 5:41 pm

Senõr Blues

In Senõr Blues on November 6, 2010 at 2:58 pm

Update:

  • The lyrics
  • A version recorded by Anita O’Day
  • The original version from Horace Silver
  • A background version (mp3) from Aebersold
  • The partition in Ut

They all are in the box

Good jam

Horace Silver, Le père fondateur du piano Jazz Funky

In Bio, Senõr Blues, The Jody Grind on November 5, 2010 at 3:07 pm

Style Funky

Horace Silver révolutionne l’approche du piano jazz par son jeu extrêmement ” percussif “. Son style pianistique n’est pas sans rappeler le boogie-woogie ou le shuffle. Horace Silver est le pianiste le plus représentatif du mouvement hard-bop. Son jeu pianistique est très percussif et si son sens du swing inouï en font l’un des fondateurs du jazz “funky”, derrière la gaieté et la sophistication de ses thèmes se cache souvent un artiste possédant une intense mélancolie teinté de nostalgie. Horace Silver est le compositeur de nombreux standards de jazz, tels : Song for my Father, Sister Sadie, Soulville ou Senor Blues.

Les dates importantes de la vie de Horace Silver

  • 1928 – Horace Silver est né à Norwalk, dans le Connecticut, le 2 septembre 1928. Il étudie la musique et joue du saxophone et du piano à l’église.
  • 1950 – Dans un club de Hartford, Stan Getz (sax) le remarque. Il est engagé dans son quartette et commence à enregistrer ses premiers disques.
  • 1951 – Horace Silver s’installe à New York et travaille avec Terry Gibbs (vib), Coleman Hawkins (sax), Oscar Pettiford (b), J. J. Johnson (tb), etc. Il enregistre également avec de grands noms tels que Miles Davis (tp) et Sonny Rollins (sax).
  • 1954 – Il devient directeur musical des premiers Jazz Messengers et à partir de 1956, Horace Silver forme un quintette avec lequel il enregistre fréquemment pour Blue Note. C’est sous cette étiquette que l’on trouve l’essentiel de sa production.
  • 1980 – Horace Silver crée sa propre compagnie : Silveto Records mais celle-ci devient rapidement un échec.
  • 1993 – Il signe chez Columbia où il enregistre 2 disques
  • 1994 – Horace Silver se produit au New Orleans Jazz & Heritage Festival et joue avec le Silver-Brass Ensemble.
  • 1996 – De 1996 à 1999, il enregistre trois disques pour Impulse.

Un Style reconnaissable

Le fait d’avoir choisi de transposer le jeu d’instrument à vent pour bâtir son style, lui a donné une articulaton piquée et détachée. Excellent bluesman, Horace Silver possède un jeu de main gauche très fourni et très rythmique qui suffit à le faire reconnaître aisément des autres pianistes. Son jeu excitant est de ceux qui “poussent” les autres solistes.

Senõr Blues – Horace Silver

In Senõr Blues on November 5, 2010 at 2:17 pm

One of the major Lps recorded by Horace Silver in 1959

Senor Blues – Horace Silver (piano) & composer

Live at Newport ’58 (Blue Note 98070)

first release date: 1963 08 31, Label Blue Note

Musicians:

Horace Silver (piano), Junior Cook (tenor sax), Louis Smith(trumpet), Gene Taylor (bass), Louis Hayes (drums), Composed by Horace Silver

  1. Preacher
  2. Hippy
  3. Hankerin’
  4. To Whom It May Concern
  5. Señor Blues
  6. Cool Eyes
  7. Home Cookin’
  8. Soulville
  9. Tippin
  10. Finger Poppin’
  11. Come on Home
  12. Cookin’ at the Continental

St. Thomas by Barney Kessel

In St Thomas on October 29, 2010 at 10:33 am

St. Thomas chords played by Barney Kessel

Structure AAB
C6 – Em7b5 A7 – Dm7 G7 -C6
C6 – Em7b5 A7 – Dm7 G7 -C6
Em7b5 – A7 – Dm7 -G7
C C7 – F F#dim – C/G Gsus7-C

Bird’s Lament (On Guitar)

In Bird's Lament on October 28, 2010 at 2:20 pm

A very nice interpretation from Emmanuel Rault (also on youtube) of the famous Moondog’s hit: Bird’s Lament (Sax Pax for a Sax)

The mp3 here

Sax Pax for a Sax – Moondog (1994)

In Album, Bird's Lament on October 27, 2010 at 10:08 pm

Enregisté en : 1994
en : Angleterre
Format d’origine : CD
Label : Atlantic
Ref. : 83069

Liste des titres

  1. Dog Trot (2:25)
  2. Paris (3:26)
  3. Bird´s Lament (2:02)
  4. Sandalwood (2:09)
  5. 1. Mov. (3:00)
  6. 2. Mov. (3:13)
  7. 3. Mov. (2:49)
  8. D For Danny (1:42)
  9. New Amsterdam (6:23)
  10. Sea Horse (1:17)
  11. Fiesta (1:35)
  12. 1. Mov. (1:39
  13. 2. Mov. (2:00)
  14. 3. Mov. (1:41)
  15. Single Foot (1:52)
  16. Mother´S Whistler (2:15)
  17. 17. Present For The Prez. (2:35)
  18. 18. Shakespeare City (4:03)
  19. 19. Golden Fleece (3:00)
  20. 20. Hymn To Peace (1:36)
  21. 21. Eec Lied (2:53)

Musiciens

  • Tim Redpath : Saxophones soprano, alto, baritone
  • Rob Buckland : Saxophones soprano, alto, tenor
  • Simon Haram : Saxophones soprano, alto
  • Gareth Brady : Saxophones alto, tenor
  • Bradley Grant : Saxophones soprano, alto
  • Andy Scott : Saxophones tenor, baritone
  • Jon Rebbeck : Saxophones soprano, baritone, piano
  • Chris Caldwell : Saxophones baritone
  • Will Gregory : Saxophones bass
  • Graham Cole : Timbales
  • Paul Clarvis : Caisse claire, Bongos
  • Chris Wells : Caisse claire, Timbales
  • Danny Thompson : Contrebasse
  • Nicola Meecham : Piano (solos)
  • Liam Noble : Piano
  • Peter Blackwood : Piano
  • Louis Hardin : Grosse caisse, Bongos
  • Peter Hammill (courtesy of FIE! Records) : Vocaux
  • Andrew Davis : Vocaux
  • Stuart Gordon : Vocaux
  • Bernd Kowalzik : Vocaux
  • Alun Thomas and the « BAND » : Vocaux
  • Moondog : Grosse caisse, Bongos

Informations complémentaires

  • Enregistré au Michael Tippett Centre, Newton Park College (Bath) par : David Lord and Glenn Tommey
  • Equipement d’enregistrement installés par : Terra Incognita Stusio (Bath)
  • Mixage : David Lord & Will Gregory au Terra Incognita
  • Toutes les compositions (musique et paroles) sont de Louis T. Hardin (Moondog)
  • Publié par : Managarm et  Roof Music

Moondog (1916-1999), le Viking de la 6eme Avenue

In Bio, Bird's Lament on October 27, 2010 at 10:04 pm

(article publié par l’excellent site la Revue des ressources)

Le 11 août 2010 par Guy Darol

Comme les enfants endossent des rôles, Louis Thomas Hardin se fit viking. Il portait la tenue du chasseur-poète et une âme vagabonde. L’esprit lui était venu en lisant l’Edda poétique, bréviaire de la mythologie scandinave qui veut que la femme et l’homme soient issus d’un bâton. Âgé de six ans, Louis est envoyé rejoindre son père, pasteur actif, dans le Wyoming, parmi les indiens Arapahu. Le chef de tribu qui n’ignore pas les alliances musicales de la terre et du ciel remet au jeune garçon un tom-tom en peau de buffle. L’instrument à percussion devient alors l’ami de l’enfant, au même titre que le cheval, l’oiseau, le chien. Pour le viking et pour l’indien, il n’y a pas d’espèce supérieure. L’homme est l’égal de l’arbre. Et le tambour chasse les nuées.

En 1932, Louis Thomas Hardin qui vient d’avoir 16 ans aperçoit, sur une voie de chemin de fer, un objet qui n’est pas à sa place exacte. A l’instant où il le prend en main, un éclair lui traverse la tête. N’a-t-il pas remué une grenade ? En volant au secours des passagers du prochain train, l’adolescent vient de perdre la vue.

Il connaît la vie végétale, les vibrations de l’univers. Dans une école pour non-voyants, il apprend la batterie, le violon, le piano et l’orgue. Désormais, il compose en braille. A présent, il veut vivre seul. Il s’installe à Manhattan, au coin de la 54ème Rue et de la 6ème Avenue. Pour les piétons de New York qui veulent s’orienter dans le district, le Moondog’s Corner est devenu un point de repère, au même titre que le Carnegie Hall ou Rockfeller Center. C’est là que celui qui se fait appeler Moondog, en souvenir de son chien qui hurlait à la lune, vend ses poèmes, chante, joue du yukh et développe la théorie du snaketime sur l’ondulation des sons.

MOONDOG ASSIS

Rapidement apprécié par les gens du quartier, l’étrange hobo coiffé d’un casque à cornes est remarqué par Arthur Rodzinski, directeur musical du New York Philharmonic. Ce dernier l’introduit dans le monde fastueux des épées de la musique savante. Il baise la main du farfelu Toscanini, échange avec Leonard Bernstein, se fait féliciter par Igor Stravinsky alors qu’il joue de ses trimbas et de sa bamboo pipe.

C’est en déclamant ses poèmes ou peut-être en frappant les cordes du oo qu’il vient d’inventer (un instrument à cordes triangulaire) qu’il se fait taper sur l’épaule. Il reconnaît Charlie Parker. Les deux musiciens bavardent. Ils s’entendent vraiment très bien. Ils vont sûrement faire quelque chose ensemble. Hélas, le Bird casse sa pipe. Plus tard, Moondog célébrera leur amitié naissante en écrivant un « Bird’s Lament » que nous avons tous entendu : à la radio, au cinéma, dans la rue. Dans la rue, où vingt ans plus tard, Moondog continue de faire entendre sa voix et ses singuliers instruments.

Entre temps, il a publié des albums inouïs chez Epic, Prestige et Capitol. Musiques pour oreilles éduquées aux passacailles et chaconnes, aux madrigaux et airs de jazz. Sur son trottoir, Diogène de Manhattan éblouit Philip Glass qui décide aussitôt de l’héberger. Finis la rue, le grand air, la vie de clochard céleste. Moondog côtoie Steve Reich, Terry Riley. Son art des boucles et du contrepoint, issu d’une absolue dilection pour Bach, le juche au sommet d’un style tout à coup neuf : la musique minimale répétitive. Philip Glass et Steve Reich élisent notre viking maître du genre, père fondateur. Moondog a beau dire que c’est à Jean-Sébastien Bach que reviennent le titre et l’honneur, rien n’y fait. Et pour longtemps. Moondog, de même que Charlemagne Palestine, LaMonte Young, John Adams, est un synonyme du minimalisme.

Sa gloire, il l’obtient de Janis Joplin qui interprète, en 1967, « All Is Loneliness », sur l’album Big Brother & The Holding Company. Une catastrophe, selon l’auteur. A l’instar de Glenn Gould, cet autre disciple du contrepoint, Moondog déteste le rock’n’roll. Le seul hommage qu’il tolèrera fut rendu par Pentangle sur l’album Sweet Child de 1968. Il s’attache alors à la personnalité de Danny Thompson qui l’accompagnera (ainsi que Peter Hammill de Van Der Graaf Generator) sur l’exceptionnel Sax Pax For A Sax.

MOONDOG LOUIS THOMAS HARDIN

Moondog’s Corner sera un beau jour déserté. Ce que Paul Simon traduira officiellement à la télévision en ces termes : « Moondog n’est plus ». En vérité, le viking qui se sait fondamentalement voyageur a répondu à une invitation pour deux concerts à Francfort. Jamais il n’a été plus près des vieilles légendes nordiques. En Allemagne, il poursuit sa vie de chanteur de rue. Il n’a abandonné ni son génie ni son accoutrement scaldique. Ilona Goebel, une étudiante en géologie, le mange des yeux. Aussitôt, elle écoute ses enregistrements. Moondog a publié de nombreux albums depuis 1949. Elle réalise que ce drôle de guerrier hirsute est probablement l’un des plus grands compositeurs du siècle. Elle obtient de ses parents qu’ils l’hébergent. Cette résidence, Moondog la qualifiera de paradis des musiciens.

Non seulement Ilona réussit à sortir Moondog de la rue mais elle parvient également à lui faire tomber l’uniforme viking. Plus de casque à cornes, Louis adopte des allures moniales. On le croirait citoyen de l’Athos, adepte de la mystique orthodoxe. Il a des projets incroyables comme celui de réunir mille musiciens pour enregistrer pendant neuf heures une série de huit canons. Après avoir publié Facets (1981) et Bracelli (1988), il fait l’ouverture des Transmusicales de Rennes où il rencontre Stephan Eicher avec lequel il collabore à l’album My Place. Moondog rentre dans le monde des longues figures pop. Cette fois, c’est l’idole. Après avoir été courtisé par Allen Ginsberg, William Burroughs et Lenny Bruce à la fin des années 1960, le petit joueur de tom-tom est le héros d’Elvis Costello et de John Zorn. Du haut de son tambour, le vieil enfant barbu dirige le Brooklyn Phiharmonic Chamber Orchestra.

Décédé à Münster, le 8 septembre 1999, âgé de 83 ans, Moondog emporte avec lui plus de 300 madrigaux, passacailles, musiques pour orchestres à vent, piano et orgue et environ 80 symphonies. Ce maître de la musique contemporaine qui se disait avant tout un classique est devenue une icône dans le monde des musiques éléctroniques. Frank Zappa l’adorait. Andrew Carthy alias Mr. Scruff le vénère. Des groupes tels que Stereolab ou Moonshake sont les échos de ce nouveau chromatisme écrit en braille par un éternel viking passionné d’élégies et de ritournelles cosmiques.

Discographie :

  • « The German Years 1977-1999 » (Roofmusic/Orkhêstra),
  • “Sax Pax For A Sax” (Roofmusic/Orkhêstra),
  • “In Europe” (Kopf/Orkhêstra),
  • “Moondog” (Sony Music),
  • “Pastoral Suite/Surf Session” (Moondog’sCorner/www.moondogscorner.de)
  • « Moondog Remixed N°1, Becker/Mr. Scruff/Afrob feat. Ferris MC” (Roofmusic/Orchêstra)
  • « Moondog », Ensemble Bracelli (Laska)
  • Savoureuse rareté : « Tell It Again », Julie Andrews/Martyn Green/Moondog (LP Capitol, 1957)

Indispensable tribute :

“ En hommage à Moondog : souvenirs réels et imaginaires”, Joseph Racaille, Jean-Jacques Birgé, Ghedalia Tazartes, Hervé Zénouda, Konki Duet, Guillaume Loizillon, Patrick Muller, Laurent Saïet, Markus Muench, Xenia Narati … (Trace Label/www.tracelab.com).

Sur le Net :

Videos :

From http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1433