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Jazz-Funk

In History on September 29, 2010 at 1:37 pm

Le jazz-funk est  apparu aux États-Unis dans les années 1960 et dans la lignée du Hard Bop, en général purement instrumental, mêlant la structure des morceaux de jazz (thème, succession de solos, thème), avec les rythmes syncopés et l’instrumentation du funk ( Percussions et batterie électroniques, piano électrique Fender Rhodes ou Wurlitzer, orgue Hammond B3, synthétiseurs analogiques: Mellotron, ARP Odyssey, Oberheim, Moog, Hohner D6 Clavinet, cuivres, basse électrique, parfois guitare électrique (Melvin Ragin “wah wah” Watson) ) et des effets d’instrumentation très employés tels le “slap” à la basse électrique, l’usage de cordes frottées au synthétiseurs.

Les artistes ayant façonné ce style sont entre autres Miles DavisHerbie HancockLou Donaldson, Cannonbal Adderley, Horace Silver, Eumir Deodato, The Headhunters, Weather Report, Azimuth, Billy Cobham, Grant Green, Eddie Henderson, Patrice Rushen, Donald Byrd,Idris Muhammad, Joe Thomas, Ramsey Lewis, Dieter Reith, Roy Ayers Ubiquity, The Reddings, Stanley Clarke, Grover Washington, Jr., Marcus Miller.

Fondamentalement influencé par les enregistrements entre autres de James Brown et de son saxophoniste Maceo Parker dans les années 1960-1970, le jazz-funk consiste à injecter le groove du funk aux structures harmoniques du jazz (tout en conservant la dynamique de recherche stylistique propre au jazz) et en y intégrant les nouvelles technologies instrumentales ainsi qu’un rythme plutôt rock, dans le but d’obtenir une musique extravertie, orientée vers la danse, avec des textures rythmiques et mélodique de grande qualité. Un fort courant de créativité est né de ce mouvement, produisant des pièces musicales originales et influentes.

Le terme “funky” était utilisé dans le jazz depuis au moins les années 1940 (mais il semblerait que le terme et le style “funky” était déjà en usage à La Nouvelle Orléans dès le début du XXe siècle. Et, on considère souvent que c’est véritablement dans cette ville qu’est né le Funk, bien avant qu’il ne soit popularisé par James Brown). Utilisé à l’origine pour décrire ce qui est sale et sent mauvais, et par extension une musique issue des ghettos, authentique, sale, exprimant de vraies émotions, le terme “funk” n’a été associé aux musiques électriques syncopées qu’à partir de la fin des années 1960. Auparavant, il était associé à un jazz au senti le plus bluesy, censé émouvoir, privilégiant l’émotion, interprété sur des tempos généralement lents, voire très lents. On peut considérer que le terme funk faisait partie du vocabulaire de musiciens du courant hard bop, un courant né au début des années 1950 visant notamment à mettre en valeur les cultures afro-américaines (gospel, blues, rhythm and blues, influences africaines et caribéennes) à travers le jazz. Citons en exemple les enregistrements “Funky Blues” réunissant en 1952 Johnny Hodges, Charlie Parker, Benny Carter, Oscar Peterson, Barney Kessel, Charlie Shavers, Flip Philips etBen Webster; “Blues in my Shower” de Nat King Cole (1947), “Ruby My Dear” de Thelonious Monk (1947), “Who’s Blues” de Herbie Nichols(1952), “Blue Funk” de Ray Charles et Milt Jackson (1957), “Weird Blues” du quintet de Miles Davis avec Sonny Rollins (1956), “After Hours” de Dizzy Gillespie, Sonny Rollins et Sonny Stitt (1957) ou “But Not For Me” du trio d’Ahmad Jamal (en public au Pershing, 1958).

Le trompettiste Dizzy Gillespie a interprété à la fois un jazz funky dans le sens originel du terme (“After Hours”, 1957), et a été l’un des précurseurs du “jazz-funk”, avec son “N’Bani” (album “Matrix The Perception Sessions”, 1971).

Modal Jazz

In History on September 29, 2010 at 1:35 pm

Le jazz modal s’est développé dans les années 1960. Les principaux acteurs de cette déclinaison du Jazz sont sans nul doute Miles Davis et Herbie Hancock avec des morceaux comme So what ou Cantaloupe Island.

Le Jazz Modal est né d’un certain désintérêt envers les grilles harmoniques complexes et enrichies des courants Bop, et a puisé dans les idées des musiques orientales et exotiques : un morceau de Jazz Modal contient souvent trois ou quatre accords, rarement plus, d’où son nom (modal : qui s’apparente aux modes – types de gammes caractéristiques), ce qui permet une extraordinaire liberté d’expression à l’improvisateur et un jeu « out » souvent très apprécié.

A l’affût de nouvelles pistes d’improvisation, quelques musiciens se sont aventurés au-delà des gammes classiques majeures et mineures. Ils s’inspirèrent des modes de la musique religieuse médiévale, qui utilisaient des intervalles altérés entre les tonalités habituelles, ou encore (et surtout) des modes dits “grecs” (ionien, dorien, phrygien, lydien, mixolydien, éolien, locrien), ce qui en fait la musique modale par opposition avec la musique tonale.

En 1959, le trompettiste Miles Davis enregistre Kind of Blue (disque de jazz le plus vendu dans le monde depuis sa parution) avec entre autres John Coltrane et le pianiste Bill Evans.

En 1960, John Coltrane enregistre My Favorite Things avec notamment le pianiste McCoy Tyner.

Le compositeur George Russell, auteur du concept lydien d’organisation tonale, est l’un des premiers défricheurs du jazz modal, avec son ouvrage The Lydian Chromatic Concept Of Tonal Organization For Improvisation, publié en 1959.

« La musique modale, c’est sept notes à partir de chaque gamme, chaque note. Une gamme par note, une mineure. Le compositeur-arrangeur George Russel avait coutume de dire qu’en musique modale le do se trouve où le fa devrait être. Que tout le piano commence à fa. Ce que j’avais appris, c’était que quand on jouait en modal on pouvait continuer à l’infini. Inutile de se soucier des grilles ou des trucs comme ça. On peut tirer davantage de la ligne musicale. Quand on travaille de façon modale, le défi, c’est de voir quelle inventivité on peut avoir alors sur le plan mélodique. Ce n’est pas comme quand on s’appuie sur des accords, quand on sait, au bout de trente-deux mesures, que les accords sont terminés, qu’il n’y a rien d’autre à faire qu’à se répéter avec des variantes. Je m’écartais de ce système, j’allais vers des approches plus mélodiques et l’approche modale me semblait plus riche de possibilités. »

Gypsy Jazz, Jazz Manouche

In History on September 29, 2010 at 1:18 pm

Le jazz manouche (“Gypsy jazz” en anglais) est un style de jazz né en France dans les années 1930, considéré comme ayant été inventé par Django Reinhardt et Stéphane Grappelli, leaders du Quintette du Hot Club de France, sans oublier l’Accordéoniste Gus Viseur membre lui aussi du Hot Club de France et créateur de la Valse Swing. Dans sa forme originelle, il se caractérise par l’absence de percussions et de cuivres, une section rythmique assurée par deux guitares “manouches” et une contrebasse, ainsi qu’un violon. Le jazz manouche témoigne des apports stylistiques des musiques gitanes et d’Europe centrale ainsi que du musette et de la chanson française dans le jazz qui débarque des États-Unis en Europe dès 1932.

La relève du style manouche a tout d’abord été prise par ceux qui côtoyaient Django, c’est-à-dire entre autres la famille Ferret dont les représentants actuels sont Boulou Ferré et Elios Ferré. La musique manouche existait avant Django; mais ce dernier, en introduisant le jazz dans la culture manouche, a réussi à créer un nouveau folklore.

Le jazz manouche est revenu devant le grand public au milieu des années 1990 grâce à des artistes comme Angelo Debarre, Raphaël Faÿs, Romane, Moreno et Joscho Stephan. On peut également citer un certain nombre d’artistes qui se situent plus ou moins dans l’esprit du jazz manouche :  Stochelo Rosenberg, Biréli Lagrène, Romane, Richard Manetti, Raphaël Faÿs, Jimmy Rosenberg, Benjamin Proust, Tchavolo Schmitt, Angelo Debarre, Boulou Ferré et Elios Ferré, Serge Krief, Dorado Schmitt, David Reinhardt, Dario Pinelli, Christophe Lartilleux, Christian Escoudé, Borruto Family, Sébastien Giniaux, Ninine Garcia, Francis Alfred Moerman…

Les instruments

Les instruments de base sont la guitare acoustique de type Selmer, le violon et la contrebasse, mais également l’accordéon et la clarinette.

En ce qui concerne la guitare, il faut préciser que ce sont généralement des guitares de type Selmer-Maccaferri. Ce sont en réalité les guitares françaises du début et du milieu du xxe siècle à cordes acier (le plus souvent le modèle Argentine de la marque Savarez). Un des grands luthiers spécialisés dans ce type de guitares fut Jacques Favino. Actuellement, on peut citer les luthiers Maurice Dupont, Jean Baptiste Castelluccia, Romuald Provost, Cyril Morin (luthier), Gallato, John LeVoi, et Leo Eimers, qui fabriquent tous des répliques de Selmer Maccaferri.

Il existe deux types de Selmer-Maccaferri :

  • type Selmer-Maccaferri : caractérisée par une rosace en forme de « D » communément appelée Grande bouche. C’est ce modèle qu’a d’abord utilisé Django, jusqu’à ce que la fabrication soit abandonnée et remplacée par le modèle Selmer. Actuellement, elle est surtout utilisée pour la rythmique, car elle projette un son omnidirectionnel.
  • type Selmer : c’est la guitare à la forme la plus connue (grâce à Django). Elle se caractérise par une rosace en forme de « O » plutôt ovale communément appelée Petite bouche. Plus utilisée pour les solos, la petite bouche projette le son de manière plus concentrée avec une coloration medium aiguë.

Django a voyagé aux États-Unis pour mélanger son style manouche avec le be-bop, c’est ainsi que la batterie s’est vue de temps à autre dans le jazz manouche.

Le jazz manouche utilise plusieurs types de rythmiques :

  • La valse, aux origines du style.
  • La pompe, la plus usitée. On accentue les 2° et 4° temps dans la pompe dite hollandaise, les 1° et 3° temps dans la parisienne et tous les temps de manière égale dans l’alsacienne.
  • La bossa nova, appelée bossa par les manouches. Il s’agit en réalité de rumba.
  • Le boléro.
  • Le tango.

La technique de jeu de guitare, comme la tenue du médiator, n’est pas du tout la même que pour d’autres styles de musique. En effet, elle se fait le poignet « cassé », pour pouvoir appliquer la technique dite « marteau » qui permet de gagner en vitesse et de réduire au minimum les contacts entre la main et la table de la guitare, de sorte que celle-ci puisse vibrer avec un minimum d’interférences extérieures. C’est une technique qui vient du banjo et que Django Reinhardt avait apprise auprès de Poulette Castro.

Les morceaux sont souvent des reprises de Django ou de musique traditionnelle manouche. Quelques-uns des morceaux les plus connus sont : Les Yeux NoirsMinor SwingDjangologyNuagesHungariaBlues minor ou encore Manoir de mes rêvesDouce ambianceBlues clair.

Free Jazz history

In History on September 29, 2010 at 1:04 pm

Le free jazz est un style de musique qui se développe dans les années 1950 et 60, emmené par les pionniers Eric Dolphy et Albert Ayler. John Coltrane est un des musiciens qui, dans ses dernières œuvres, réalise quelques-uns des meilleurs morceaux de free jazz.

La première trace phonographique d’une forme d’improvisation libre est l’enregistrement de deux albums de Lennie Tristano pour Capitol en 1949, Intuition and Digression. Ces enregistrements n’auront toutefois pas d’influence directe sur le mouvement free jazz à proprement parler.

La musique de Charles Mingus va aussi dans la direction du free, particulièrement avec ses albums Pithecanthropus Erectus (1956), The Clown, et Tijuana Moods (1957), dans lesquels il emploie une technique qui consistait à fredonner les thèmes à ses musiciens, et les laisser déformer la mélodie à leur guise.

Au milieu des années 50, le saxophoniste Jackie McLean explore un concept qu’il appelle « The Big Room », où les règles strictes du bebop pouvaient être assouplies, ou abandonnées, selon la volonté du musicien.

La date de naissance du free est plutôt considérée comme étant les années 1959/1960, avec les albums d’Ornette Coleman Something Else! (1959), Tomorrow is the Question (1959), ainsi que les deux premiers albums de Cecil Taylor (Jazz Advance et Looking Ahead). Ces albums contiennent encore une structure semblable à celle du bebop et du hardbop. Le tournant décisif fut le déménagement d’Ornette Coleman à New York, et sa signature chez Atlantic Records, où il enregistra les albums The Shape of Jazz to Come et Change of the Century qui marquèrent une rupture importante avec ses travaux précédents. Il reste encore une trace de la structure thème-improvisation-thème, mais la grille a disparu, les harmonies ne sont plus reconnaissables, et les improvisations ne sont en conséquence plus limitées par la structure de la grille harmonique. Lorsqu’ Ornette Coleman intitule un disque de 1960 Free Jazz: A Collective Improvisation, où un double quartet improvise simultanément, le nom du disque devient celui du mouvement.

Des personnalités musicales comme Eric Dolphy, à travers ses solos exubérants, John Coltrane, Chico Hamilton, ou Albert Ayler, qui développe un son de saxophone ténor écorché vif au vibrato extrêmement prononcé, contribuent aussi au développement du son du free jazz.

D’autres musiciens plus marginaux ont aussi participé au développement du free jazz:

  • La musique de Sun Ra peut aussi être catégorisée en tant que free jazz, en particulier ses travaux des années 60, motivés par une démarche ésotérique assez complexe, et en dépit du fait que Sun Ra ait répété que sa musique était écrite.
  • Le trio de Jimmy Giuffre, avec Paul Bley et Steve Swallow, qui reçut très peu d’attention durant la période où il fut en activité (1960-62), mais qui est désormais reconnu comme l’une des formations les plus innovantes du free.

L’apogée du free jazz est certainement les années 1960, mais des musiciens comme David S. Ware, Matthew Shipp, Peter Brötzmann, Charles Gayle et Joe Morris continuent de jouer ce que l’on appelle du free. Des musiciens comme James Blood Ulmer, Sonny Sharrock, Ronald Shannon Jackson ont développé des styles combinant des éléments du free jazz et du jazz fusion.

Le free jazz utilise les bases du jazz mais avec une composition moins structurée que les styles précédents. L’improvisation, par exemple, y tient une grande place, le free jazz étant d’ailleurs un des principaux « inspirateurs » du genre improvisation libre.

Le free jazz maintient normalement un rythme de base, mais sans mètre régulier, avec accélérations et baisses subites, comme la houle marine. Il arrive souvent que les musiciens d’un même orchestre jouent sur des tempos différents. Un rythme général se dégage cependant de cette musique, le tempo n’a pas disparu.

Un mouvement de revendication

Le free jazz voulut être aussi une libération culturelle profonde pour les Noirs américains, en rompant radicalement avec les schémas de la musique occidentale (musique tonale et rythme en binaire ou en ternaire). De la même manière que le bebop était une réaction à la popularité du swing, le free émerge comme pour contrer l’intérêt grandissant des blancs envers le soul jazz et autres musiques des années cinquante.

Cette idée peut se voir dans les approches des musiciens eux-mêmes, par exemple avec le disque d’Ornette Coleman, This is Our Music (1960). Le développement du bebop et du free jazz prennent des directions où la musique est plus intellectualisée, moins dansable, et moins commerciale. Des ensembles comme l’Art Ensemble of Chicago, la tête de pont de l’Association for the Advancement of Creative Musicians (AACM), et Sun Ra, font de l’identité noire une partie intégrante de leur personnalité en tant que musicien, de manière beaucoup plus visible que les générations précédentes. Il n’existait toutefois pas de ségrégation raciale entre musiciens. Le contrebassiste (blanc) Charlie Haden était membre du quartet d’Ornette Coleman dès ses débuts.

Plus qu’aucun autre courant du jazz, le free sera l’occasion de revendications sociales des musiciens noirs. En 1965, Archie Shepp disait:

« Nous sommes tous convaincus que les formes de la musique de jazz doivent être développées afin de coïncider avec un contexte artistique, social, culturel et économique entièrement nouveau… »

Max Roach le dit aussi clairement:

« … C’est pourquoi la volonté d’utiliser nos efforts artistiques comme tremplins pour exprimer nos revendications humaines, sociales et politiques est très naturelle. »

Cette revendication de leur identité passe en partie par un retour aux sources de la musique noire, à travers le blues, la prééminence de la percussion, l’introduction de la polyrythmie, l’utilisation d’instruments de manière « africanisante »…

Quelques musiciens célèbres représentants du free jazz

  • Albert Ayler (saxophone)
  • Anthony Braxton (saxophones, clarinettes, composition)
  • Art Ensemble of Chicago (orchestre)
  • Peter Brötzmann (anches)
  • Don Cherry (trompette, flûte, etc.)
  • Ornette Coleman (saxophone, trompette, violon, composition)
  • John Coltrane (saxophones)
  • Charles Gayle (saxophones, piano)
  • Eric Dolphy (anches)
  • Charlie Haden (contrebasse)
  • Roland Kirk (saxophones, flûtes, clarinette)
  • Steve Lacy (saxophone soprano)
  • Bernard Lubat (piano, batterie, table, vibraphone)
  • Sunny Murray (batterie)
  • Michel Portal (anches, bandonéon)
  • Pharoah Sanders (saxophone)
  • Archie Shepp (saxophones)
  • Sonny Simmons (saxophone alto)
  • Sun Ra (claviers, composition)
  • Cecil Taylor (piano)
  • Barre Phillips (contrebasse)
  • Henry Grimes (contrebasse)
  • William Parker (contrebasse)

Be Bop

In History on September 29, 2010 at 12:56 pm

Le bebop (ou be-bop ou bop) est né et a prospéré dans les années 1940 et 1950.  Les premiers enregistrements datent de 1945. Les thèmes de bebop ont d’abord été joués avant d’être écrits.

Ce courant révolutionnaire est né de l’association de musiciens afro-américains qui, après leurs obligations contractuelles dans de grands-orchestres, souhaitaient se libérer en s’affranchissant de la discipline des big bands. Ces quêtes de liberté donnèrent lieu à des formations plus réduites, laissant plus de liberté dans l’interprétation et plus d’opportunités d’improviser des solos. Les premières expériences bebop sont le fruit des sessions de Thelonious MonkCharlie Parker et Dizzy Gillespie.

Le bebop se distingue des premières formes du jazz, le style dit Mainstream, par un tempo souvent très rapide, des phrasés dynamiques et des grilles harmoniques très fournies (les accords changent toutes les mesures voire très souvent plusieurs fois par mesure – cf. Anthropology de Charlie Parker), et par le fait qu’il n’est pas nécessairement lié à la danse.

Le style bebop exige la maîtrise technique de l’instrument ainsi qu’une bonne oreille et une connaissance approfondie de l’harmonie pour laisser libre place à l’improvisation, caractéristique principale du style. Les musiciens de bebop n’hésitent pas à enfreindre les lois, ou plutôt l’esthétique communément acceptée concernant l’harmonie ou la mélodie, en explorant de nouveaux horizons. Par ailleurs, ce style a eu du mal à se faire accepter chez certains nostalgiques de l’aire Swing. Louis Armstrong disait de cette musique : « Ce sont des accords bizarres qui ne veulent rien dire. On ne retient pas les mélodies et on ne peut pas danser dessus. »

Hard Bop

In History on September 29, 2010 at 12:38 pm

Le hard bop est un courant musical appartenant au jazz qui s’est développé entre 1955 et 1960. Il prend source dans un mouvement de reconnaissance par les noirs américains de leurs origines, appelé Black is beautiful (« Le Noir est beau ») : un retour aux sources de la musique, à l’Afrique et, en même temps, une réaction agressive (musicalement parlant) au cool jazz (d’où le terme « hard ») surtout dominé par les blancs. L’auteur américain David Rosenthal nota aussi que le hard bop était un développement naturel pendant une époque où des musiciens d’envergure (Tadd Dameron, par exemple) travaillaient et dans le jazz et dans le rhythm and blues.

Même si la plupart des acteurs de ce courant ont fait leur apprentissage dans le style bebop (d’où le terme « bop »), ce genre musical incorpore les influences du rhythm and blues, du blues et du gospel, notamment dans les jeux du piano et du saxophone.

Les morceaux de hard bop ont généralement un tempo plus lent que le bebop, et si le hard bop en reprend les innovations harmoniques, la part du rythme y est nettement plus marquée, sans doute en raison de la contribution majeure des batteurs Max Roach et Art Blakey. On y découvre d’ailleurs pour la première fois des batteurs compositeurs.

Le hard bop est généralement pratiqué par un quintet composé d’une section rythmique (pianiste, batteur et bassiste) et de deux “soufflants” — communément un saxophoniste ténor et un trompettiste — qui interprètent ensemble un thème entourant une série de solos improvisés tour à tour par chacun des musiciens sur l’harmonie du morceau.

Évolution

Une première apparition des caractéristiques du hard bop se reconnaît dans le quintette fondé en 1954 par le batteur Max Roach et le trompettiste Clifford Brown, rejoints en 1955 par le saxophoniste ténor Sonny Rollins. Toutefois, on considère que le premier représentant de ce style fut le groupe des Jazz Messengers créé par le batteur Art Blakey et le pianiste Horace Silver en 1955. Ce dernier formera en 1956 son propre quintette.

En 1955 également, le trompettiste Miles Davis embaucha le saxophoniste John Coltrane (Sonny Rollins ayant décliné l’invitation) dans son quintet, au côté de Red Garland (piano), Paul Chambers (basse) et Philly Joe Jones (batterie). À cette époque, Coltrane était encore un musicien inconnu.

En 1957, c’est au tour de Sonny Rollins de créer son ensemble — dans lequel on retrouvait Horace Silver, Monk, Chambers — et d’inaugurer l’apparition du trombone dans le hard bop avec Jay Jay Johnson.

Blue Note et Prestige sont les principaux labels qui produisirent des groupes de hard bop et, pendant cette période, le graphisme des pochettes d’albums évolua fortement.

Le soul jazz se développa à partir du hard bop. Le saxophoniste alto Jackie McLean réussit une fusion du hard bop et du jazz modal pendant les années 60 et celles qui suivirent.

Acid Jazz

In History on September 29, 2010 at 12:07 pm

Lacid jazz (également appelé groove jazz) est un style musical qui combine des influences de jazz avec des éléments issus de la musique soul, du funk, du disco et du hip-hop. L’acid jazz prend son essor dans les années 1980 et 1990, d’abord à Londres grâce à des labels comme Talkin’ Loud, puis dans le monde entier.

On reconnaît officiellement à Cal Tjader la paternité de l’acid jazz et la co-fondation du label Skye Records avec ses amis Gábor Szabó et Gary McFarland.

Le nom “acid jazz” viendrait d’une plaisanterie survenue au cours d’une des soirées typiques du début du mouvement, en référence à l'”acid house” si populaire à cette époque.

L’Acid Jazz réapparaît en 1987 avec la création du label éponyme par les DJ anglais Gilles Peterson et Eddie Piller. Ces deux derniers s’étaient rencontrés au cours des soirées de Nicky Holloway intitulées “Spécial Branch”. Ce mouvement constitue en fait une fédération de tribus urbaines gravitant autour du hip-hop, du funk et de tous les autres transfuges du rhythm and blues et de la pop des “Mods” réunies pour introduire un jazz éloigné de celui pratiqué par les représentants du genre dans la Grande-Bretagne des années Thatcher.

Plus qu’un style musical à proprement parler, l’acid jazz serait donc, selon certains, “l’expression des exclus de la fête telle que la concevaient les gens du West-End londonien qui pratiquaient les filtrages racistes pour préserver un espace festif aseptisé, caractéristique des Darks Années 1980.”

Au début des années 1990 le public, lassé par les années 1980 (“désert créatif” selon certains) et ses “micro-tendances” toutes marquées par le son du synthétiseur “glacial-glamour”, se tourne vers le renouveau et la chaleur du groove. C’est la renaissance du son live, des performances vocales, des rythmes ternaires propre à la danse qui, moins utilisées durant les années 1980, qui souhaitent “ringardiser” à leur tour l’eurodance et la posture post-punk des néo-romantiques (new wave, coldwave et autres, nés du génie de Joy Division).

La nouvelle tendance des années 1990

Ainsi les années 1990 voient l’affirmation d’une nouvelle tendance, représentée par des musiciens qui, sous le nom du label d’Eddie Piller (Acid-Jazz), tentent de renouer avec les racines du jazz en lui rendant sa vocation première : danser sans oublier de penser. “A jazz thing”, comme le clamera Guru de Gangstarr. C’est-à-dire une musique qui ne se veut ni réservée aux intellectuels et écoliers de la chose-jazz, ni livrée à la dance écervelée et au marché du disque.

Caractéristiques musicales

Un groupe typique d’acid jazz comprend généralement une partie rythmique (guitare basse, guitare électrique, batterie) et d’une partie « cuivres » (trompette, saxophone, trombone, etc.), accompagnés d’un instrument à clavier (Fender Rhodes) et par le chant.

The ultimate Jazz streams’ tree

In History, Theorie on September 29, 2010 at 1:05 am

Les principales influences et courants du Jazz:

Negro Spirituals, Work Songs, Gospels, Africa & European elements.

Ragtime, Dixieland, New-Orleans, Hot-Jazz, Chicago, Kansas-City, Swing, Gipsy, Bebop, Vocalese, Mainstream, Cool-Jazz, Hardbop, Bossa-Nova, Modal, Free-Jazz, Soul-Jazz, Funky, Latin-Jazz, Jazz-Rock, ECM, World-Jazz, Crossover-Jazz, Post-Bop, Acid-Jazz, Smooth, Post-Modernes, Trip-Hop, Europeen, Nu-Jazz

Moanin’ Music sheet and solos

In Moanin' on September 25, 2010 at 10:15 am

Hi, guys, here are several solos on Moanin’

  • The music sheet in Ut is in the library.

also mp3’s are in the box (bottom page) from Art Blakey and Ron Escheté.

Have a good one

Bobby Timmons bio

In Bio, Moanin' on September 24, 2010 at 2:04 pm

Bobby Timmons studied piano from the age of six. After moving to New York in 1954 he played bop with Kenny Dorham’s Jazz Prophets (1956), Chet Baker (1956-57), Sonny Stitt (1957), and Maynard Ferguson (1957-58).Bobby Timmons

While a member of Art Blakey’s Jazz Messengers (1958-59), with whom he toured Europe, he became well known for his composition Moanin’, a funky, gospel-oriented tune. From 1959 to 1960 Timmons worked with Cannonball Adderley and recorded two further soul-jazz compositions that became hits, This Here (also called Dis Here) and Dat Dere.

He rejoined Blakey briefly in 1960, but thereafter his career declined rapidly because of alcoholism, possibly brought on by artistic frustration. Timmons was a sophisticated and versatile pianist, but he became stereotyped and inhibited by the success of his simple compositions.

–Barry Kernfeld, The New Grove Dictionary Of Jazz

A selected discography of Bobby Timmons albums.

  • This Here Is Bobby Timmons, 1960, Riverside.
  • Soul Time, 1960, Riverside.
  • Easy Does It, 1961, Riverside.
  • Bobby Timmons In Person, 1961, Riverside.